Lingerie urbex

Il y a un contraste qui attire tout de suite le regard : la douceur d'une femme et la rudesse d'un lieu abandonné. C'est tout l'esprit de cette série urbex.

Dans cette usine désaffectée, le béton s'effrite, les vitres sont brisées, la lumière tombe par les fenêtres cassées et vient éclairer la scène presque naturellement. Léa Moretti s'y montre en lingerie noire en dentelle, puis dans une petite robe noire satinée, sans jamais forcer le trait. Tout repose sur ce contraste : la finesse de la dentelle contre le mur brut, la peau claire dans la pénombre du hangar, les graffitis colorés en fond. L'exploration urbaine, ou urbex, apporte à ces photos une atmosphère brute et vraie, loin des décors trop lisses. Rien n'est vulgaire dans cette série : c'est l'attitude, le sourire et la lumière qui font l'image. La friche industrielle devient un écrin inattendu, où l'élégance discrète de Léa prend une intensité particulière.

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